Le Parlement donne son feu vert final à la législation sur les nouvelles techniques génomiques
Le Parlement européen a aujourd'hui donné son feu vert à de nouvelles règles relatives aux plantes obtenues au moyen de nouvelles techniques génomiques (NTG), créant ainsi un cadre fondé sur la science qui aidera les agriculteurs à développer des cultures plus résilientes, à renforcer la sécurité alimentaire et à soutenir l'innovation dans l'ensemble du secteur agroalimentaire européen.
Cette législation établit un cadre réglementaire clair et proportionné pour les nouvelles techniques génomiques, permettant le développement de variétés végétales plus résistantes à la sécheresse, aux ravageurs et aux maladies des plantes, tout en contribuant à réduire l'utilisation des pesticides et d'autres intrants.
Pascal Canfin, député européen et rapporteur fictif Renew Europe sur ce dossier, a déclaré :

« Nous avons fait des NTG un outil au service de la durabilité du modèle agricole. Avec les NTG, nous voulons ajouter des solutions technologiques à la boîte à outils des agriculteurs face au changement climatique, afin de réduire leur dépendance aux pesticides chimiques ou à d'autres formes de dépendance coûteuses. Ces solutions technologiques viennent compléter les solutions fondées sur la nature, comme davantage de rotations des cultures ou davantage de haies. Il n'y a aucune raison de les opposer.L'écologie et la technologie peuvent et doivent aller de pair. »
Pascal CanfinRenew Europe MEP, France, Renaissance
Tout au long des longues négociations, Renew Europe a œuvré pour que la durabilité reste au cœur de la législation. L'accord final exclut les plantes tolérantes aux herbicides ainsi que les plantes produisant des substances insecticides connues du régime simplifié et introduit, dans le cadre du programme global de suivi, un suivi spécifique des impacts en matière de durabilité, y compris les impacts positifs, négatifs, économiques et sociaux des caractéristiques introduites par les NTG.
Pascal Canfin a ajouté :
«Nous avons obtenu un cadre qui permettra aux sélectionneurs de développer des cultures adaptées au changement climatique, de réduire la pression sur les ressources naturelles et de garantir que l'agriculture européenne reste compétitive dans un monde en évolution rapide.»
L'accord maintient des garanties solides pour la santé humaine, la santé animale et l'environnement, tout en apportant une sécurité juridique aux chercheurs, aux sélectionneurs et aux agriculteurs.
En établissant un cadre réglementaire clair pour les nouvelles techniques génomiques, cette législation contribuera à faire en sorte que l'innovation se développe en Europe plutôt qu'ailleurs, tout en soutenant la transition vers un système alimentaire plus résilient, plus durable et plus compétitif.