Renew Europe demande l'établissement d'un procureur vert de l'UE au sein du BPGE pour lutter contre les crimes environnementaux

Auteur : Caroline Rhawi

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Ces dernières années, nous avons assisté à une nette augmentation des crimes environnementaux en Europe. Des crimes tels que la déforestation illégale, la pollution des sols, les incendies criminels et la surpêche ne nuisent pas seulement à la biodiversité, mais impliquent également la corruption, le blanchiment d'argent et la violence.

Il est grand temps que l'UE montre la voie dans la lutte contre les crimes verts. C'est pourquoi Renew Europe appelle la Commission européenne à étendre le mandat du BPGE aux délits environnementaux.

Nous voulons voir un cadre institutionnel plus fort envers les crimes environnementaux transfrontaliers qui prévoit un procureur vert de l'UE au sein du BPGE afin de lutter contre les crimes environnementaux. Il devrait s'appuyer sur la structure existante et rester concentré sur la lutte contre les crimes environnementaux, le soutien opérationnel et la coordination, l'efficacité des poursuites transfrontalières en matière de criminalité verte et les sanctions proportionnées.

Dacian Cioloş, président du groupe Renew Europe déclare :

"La criminalité environnementale ne connaît pas de frontières et nous affecte tous. C'est pourquoi Renew Europe appelle à une approche européenne efficace pour lutter contre la criminalité environnementale. Nous avons mis en place un bureau du procureur général européen (BPGE), nous voulons que le mandat du BPGE couvre également la criminalité environnementale afin qu'il puisse contribuer à la combattre au niveau européen."

Vlad Gheorghe, l'initiateur de la lettre, déclare :

"La criminalité verte est encore n’est que très peu signalée et fait rarement l’objet d’enquête dans l'UE, ce qui entraîne une perte de la biodiversité, des ressources naturelles et des finances publiques. Dans le même temps, les recettes criminelles provenant de l'exploitation illicite de la nature ne s'arrêtent pas aux frontières ; elles s'infiltrent dans l'économie légale, érodent la concurrence et réduisent les recettes fiscales.

Pour relever ce défi, nous proposons le Procureur vert de l'UE, un mécanisme renforcé basé sur l'extension du mandat du BPGE aux questions environnementales, ainsi que sur des compétences environnementales renforcées pour Europol, Eurojust et CEPOL."

Lisez l'intégralité de notre lettre envoyée hier à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et aux commissaires responsables.