
Halte à la répression en Ouganda
Avec la résolution adoptée aujourd'hui par le Parlement européen, nous condamnons fermement la répression systématique des figures de l'opposition, des journalistes et des acteurs de la société civile suite aux élections ougandaises du 15 janvier, entachées de graves restrictions à l'espace civique et aux libertés démocratiques.

«Il est scandaleux que des soldats, agissant sur ordre direct du gouvernement, aient pris d'assaut le domicile du chef de l'opposition, Bobi Wine, et agressé sa famille. Nous devons imposer des sanctions ciblées à tous ceux qui ordonnent ou soutiennent de tels actes de brutalité et à ceux qui profèrent des menaces de mort, notamment le dictateur Museveni et son fils. Nous sommes solidaires de Bobi Wine et de l'opposition ougandaise»,
Jan-Christoph OetjenRenew Europe MEP, Germany, Freie Demokratische Partei
a déclaré Jan-Christoph Oetjen (FDP, Allemagne), rapporteur fictif de Renew Europe pour l'Ouganda.
Hilde Vautmans (Anders, Belgique), coordinatrice de Renew Europe auprès de la commission des affaires étrangères, a ajouté :

«La répression post-électorale en Ouganda, des arrestations et disparitions massives à la mise au silence de la société civile, constitue une atteinte flagrante à la démocratie. Les autorités doivent mettre fin à la persécution des voix de l’opposition, garantir la responsabilité des auteurs d’abus et respecter les libertés fondamentales, sous peine de conséquences pour leur partenariat avec l’Union européenne.»
Hilde VautmansRenew Europe MEP, Belgium, Anders
Le Parlement s’est dit particulièrement préoccupé par les attaques répétées contre le chef de l’opposition, Robert Kyagulanyi (Bobi Wine), et les membres de la Plateforme d’unité nationale, la suspension arbitraire d’organisations de la société civile et la détention prolongée de la défenseure des droits humains, Kizza Besigye.
Renew Europe appelle les autorités ougandaises à cesser immédiatement le harcèlement et la persécution judiciaire des figures de l’opposition, à lever les coupures d’internet et les restrictions imposées aux médias, à mettre fin au recours aux tribunaux militaires pour les affaires civiles et à entreprendre des réformes électorales globales afin de garantir l’indépendance des institutions démocratiques.
L’UE doit revoir sa coopération avec l’Ouganda afin d’assurer sa cohérence avec les droits fondamentaux et la gouvernance démocratique.