
European Parliament calls to close the women’s health gap

Le Parlement européen a adopté aujourd’hui un rapport consacré à la santé des femmes, une initiative de Renew Europe qui appelle à un changement majeur dans l’approche européenne en la matière. Le rapport s’attaque aux inégalités tout au long du parcours de soins, de la représentation dans la recherche médicale et les essais cliniques jusqu’à la manière dont les diagnostics sont effectués et les femmes prises en charge.
Pendant des décennies, la recherche médicale s’est largement fondée sur le corps masculin, laissant subsister d’importantes lacunes dans nos connaissances sur la manière dont les maladies, les médicaments et les traitements affectent les femmes. Aujourd’hui encore, 72 % des études portant sur des essais de médicaments ne publient pas de données ventilées par sexe et par genre, tandis que seulement 5 % des financements mondiaux consacrés à la recherche et au développement étaient destinés à la recherche sur la santé des femmes en 2020.
Porté par le rapporteur de Renew Europe, l’eurodéputé Billy Kelleher (Fianna Fáil/Irlande), le rapport appelle à une meilleure représentation des femmes dans les essais cliniques, à une meilleure collecte et utilisation des données de santé ventilées par sexe, ainsi qu’à une meilleure formation des professionnels de santé.
« La santé des femmes a été trop peu étudiée, insuffisamment financée et trop souvent négligée pendant bien trop longtemps. Les conséquences sont ressenties par des millions de femmes qui attendent trop longtemps avant d’obtenir un diagnostic ou qui peinent à accéder aux soins dont elles ont besoin. Aujourd’hui, le Parlement envoie un message clair : la santé des femmes doit remonter dans l’agenda politique et être considérée comme la grande priorité de santé publique. »
Euro député Billy Kelleher
Le rapport renforce également la position du Parlement en matière de santé et de droits sexuels et reproductifs. Il apporte un soutien ferme à l’initiative citoyenne européenne « My Voice, My Choice » et réitère l’appel à inscrire la santé et les droits sexuels et reproductifs, y compris le droit à un avortement sûr, légal et accessible, dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.
Le rapport appelle la Commission à élaborer une stratégie européenne spécifique pour la santé des femmes, assortie d’objectifs mesurables, d’un suivi et de financements dédiés. Il appelle également à des investissements ciblés dans la santé des femmes et les pathologies spécifiques au genre par l’intermédiaire de programmes européens, notamment Horizon Europe et le Fonds européen pour la compétitivité, ainsi qu’à des financements dédiés afin de combler les lacunes en matière de données sur la santé des femmes.
L’eurodéputé Billy Kelleher a ajouté: « Investir dans la santé des femmes, c’est investir dans l’avenir de l’Europe. Selon certaines estimations, combler les déficits d’investissement dans les soins de santé des femmes pourrait apporter 1 000 milliards de dollars supplémentaires à l’économie mondiale chaque année d’ici à 2040. L’Europe devrait saisir cette occasion en plaçant la santé des femmes au cœur de son programme de recherche et d’innovation. Des investissements accrus peuvent améliorer la vie de millions de femmes tout en stimulant le progrès scientifique et la croissance économique. Nous disposons de l’expertise nécessaire pour mener ce changement ; il nous faut désormais une ambition politique à la hauteur. »
Eurodéputé Billy Kelleher
