
La pornographie générée par l’IA de Grok doit cesser

Le chatbot d’Elon Musk, Grok, est largement utilisé pour « déshabiller » virtuellement des femmes au moyen d’images générées par l’IA. Grok a récemment été utilisé pour produire des images suggestives de mineurs, dont une actrice de 14 ans. La Commission européenne a déclaré examiner le dossier, tandis que Renew Europe souhaite qu’elle agisse immédiatement. A cet effet, les eurodéputés de Renew Europe ont envoyé une lettre à Ursula von der Leyen.

L’eurodéputée Veronika Cifrová, ancienne animatrice de talk-show qui a elle-même été confrontée au harcèlement en ligne, déclare : « Les applications de “nudification” et la pornographie infantile produite par de l’IA doivent être interdites en Europe. Point barre. »
Elle souligne que l’Union européenne dispose déjà des moyens nécessaires pour intervenir. « La Commission peut immédiatement engager des procédures formelles contre Grok pour des défaillances systémiques dans l’atténuation des risques et la protection des mineurs, comme le prévoient les articles 28, 34 et 35 du Digital Services Act. Elle a également le pouvoir de suspendre temporairement Grok pendant la durée de l’enquête. »
Elle conclut : « Nous devons mettre fin à l’idée selon laquelle tout ce qui se fait en ligne échappe à l’emprise du droit. Nous ne sommes pas impuissants — mais nous semblons choisir de l’être. »
Veronika Cifrová OstrihoňováRenew Europe MEP, Slovakia, Progresívne Slovensko
L’eurodéputé Billy Kelleher, premier vice-président de Renew Europe, a rappelé à Ursula von der Leyen son engagement : « Lors de son discours sur l’état de l’Union, la présidente de la Commission a promis de réunir des experts afin d’évaluer des limites d’âge sur les réseaux sociaux et de lancer une enquête sur l’impact des réseaux sociaux sur le bien-être en ligne des jeunes. Grok doit insuffler un sentiment d’urgence à ce processus. Nous attendons des mesures dans le mois. »
Renew Europe a demandé l’organisation d’un débat en séance plénière sur ce sujet lors de la prochaine session du Parlement à Strasbourg et a demandé à la Commission d’y présenter sa position.
L'an passé, notre groupe avait déjà publié une note de position contenant une liste de propositions politiques visant à protéger les mineurs en ligne.
