Renew Europe salue l'élan politique de la commission d'enquête Pegasus

Auteur : Caroline Rhawi

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Renew Europe se félicite de l'élan politique croissant en faveur de la création d'une commission d'enquête du Parlement européen sur l'utilisation abusive du logiciel espion Pegasus par les gouvernements de l'UE contre des hommes et femmes politiques, des avocats et des journalistes de l'opposition.

Lors du débat en session plénière, Renew Europe réitèrera la nécessité d'une enquête complète qui instruira chaque cas, consultera des experts et convoquera les témoins de toute l'Europe, en vue de proposer des recommandations d'action à la Commission européenne et aux gouvernements nationaux.

Sophie IN 'T VELD (D66, Pays-Bas), coordinatrice de Renew Europe LIBE et co-initiatrice de l'enquête, a déclaré :

« Avec le scandale d'espionnage Pegasus, les Européens renouent avec les pages les plus sombres de notre histoire. Des autorités étatiques utilisent à nouveau ces pratiques de surveillance des opposants comme dans le film La Vie des autres.

Considérant que des personnes ont déjà été ciblées par le logiciel espion Pegasus depuis 2019, la commission d'enquête devrait également déterminer si les élections européennes ont été compromises. La démocratie européenne doit être défendue et protégée par tous les moyens ».

Nous espérons que la décision de créer une commission d'enquête, qui constituerait la première action d’ampleur d'une institution de l'UE depuis les révélations selon lesquelles le logiciel espion a été utilisé contre des citoyens de l'UE, sera formellement entérinée dans les prochaines semaines par les chefs des groupes parlementaires lors de la Conférence des présidents.

Róża THUN (Polska 2050, Pologne) et la Anna DONÁTH (Momentum, Hongrie), en tant que co-initiatrices de cette commission d’enquête, ont déclaré :

« L'affaire Pegasus concerne la démocratie. Parce qu'en Hongrie et en Pologne, l'État de droit et les droits de l'homme sont bafoués. Deux gouvernements de l'UE ont utilisé des cyberarmes terroristes contre leurs propres citoyens. C'est inacceptable, une réponse européenne est nécessaire.

Avec cette commission d'enquête, nous divulguerons toutes les pratiques inavouables des gouvernements qui espionnent la vie privée des citoyens de l'UE en vue de les protéger d'une surveillance illégitime à l'avenir. Les logiciels créés pour nous protéger du terrorisme ne doivent pas être utilisés comme une arme contre ceux qui luttent pour la démocratie ».