Renew Europe veut faire de l'UE un acteur de référence en matière d'intelligence artificielle

Auteur : Caroline Rhawi

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AIDA vote visual

La révolution numérique a déclenché une course technologique mondiale, et l'UE prend actuellement du retard, avec seulement huit des deux cents premières entreprises numériques mondiales domiciliées dans notre union. Si l'UE ne parvient pas à établir des normes pour l'intelligence artificielle (IA) centrée sur l'humain, sur la base de nos valeurs éthiques et démocratiques, elles seront décidées ailleurs. Le résultat pourrait nuire à notre économie, notre sécurité et à notre système démocratique. C'est pourquoi Renew Europe a fait pression pour un cadre réglementaire à l'échelle de l'Union afin de faire de l'UE un leader de l'IA par la fixation de normes mondiales.

Une étape importante a finalement été franchie. Dans un rapport adopté aujourd'hui par la commission spéciale sur l'intelligence artificielle (AIDA) du Parlement européen, les eurodéputés définissent plusieurs propositions politiques permettant à l'UE de libérer tout le potentiel de l'IA tout en relevant les défis à venir.

Andrus ANSIP (Eesti Reformierakond, Estonie), rapporteur fictif de Renew Europe pour le rapport AIDA « L'intelligence artificielle à l'ère numérique », a déclaré :

« Je considère ce rapport comme un bon document de vision, qui décrit nos ambitions et comment les atteindre. Notre objectif est de construire une IA centrée sur l'humain dans l'Union européenne, qui servira nos citoyens tout en respectant leur vie privée ».

Axé sur les domaines de la santé, du changement climatique, de la sécurité, de la concurrence, de la démocratie et du marché du travail, le rapport appelle à la mise en place d'un cadre d'IA basé sur les risques avec des normes éthiques et des dispositions appropriées en matière de responsabilité et spécifiques au secteur.

Svenja HAHN (FDP, Allemagne), coordinatrice de Renew Europe au sein de la commission AIDA, a ajouté :

« Le rapport final de la commission spéciale sur l'intelligence artificielle est impressionnant. Pour la première fois, le Parlement européen définit sa vision du rôle de l'intelligence artificielle dans nos sociétés. Il est crucial d’intégrer ses principaux enseignements dans les prochains rapports législatifs sur l'IA. La réglementation de l'UE sur l'IA doit favoriser l'innovation technologique en Europe, soutenir les start-up et les PME, garantir les droits civils et assurer la protection des consommateurs à l'ère numérique ».

En outre, le rapport vise à garantir que notre infrastructure numérique est climatiquement neutre et économe en énergie d'ici 2030 grâce à des règles et des lignes directrices claires pour les évaluations d'impact environnemental de l'IA. Il évoque également la nécessité de créer une agence de l'UE pour la cyberdéfense afin d'élaborer et de mettre en œuvre des procédures d'intelligence artificielle claires à l'échelle de l'UE pour répondre aux cyberattaques.

La nécessité de faire de l'UE des champions du soutien aux PME et aux start-ups, par exemple en améliorant l'accès aux ressources financières et à un soutien juridique et technique spécifique, est également mentionnée dans le rapport. Il souligne en outre les avantages d’expérimentations réglementaires bien calibrées, qui serviraient de banc d'essai pour les développeurs d'IA sous des formes contrôlées et supervisées.

Dragoș TUDORACHE (USR, Roumanie), président de la commission spéciale AIDA et rapporteur parlementaire pour l'IA, a conclu :

« Le rapport AIDA est une prise de position globale du Parlement européen sur l'intelligence artificielle qui va au-delà des questions règlementaires et regarde vers l'avenir de l'IA en Europe et dans le monde. L'un des principaux enseignements du rapport est que nous devons travailler avec nos partenaires partageant les mêmes idées démocratiques pour façonner ensemble les règles de l'avenir numérique afin que l'IA soit développée au profit de nos citoyens et de nos économies et conformément à nos valeurs ».

Prochaine étape : Le rapport devrait être soumis au vote lors de la session plénière de mai du Parlement européen.