Après le Brexit, l’UE doit garantir un avenir stable pour les flottes de pêche européennes dans les eaux britanniques

Auteur : Yannick Laude

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Peche

Les conséquences et les incidences complètes du Brexit pour le secteur de la pêche ne sont pas encore pleinement connues. Seule certitude : l’accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques a été amoindri, affectant le chiffre d’affaires de certaines flottes. Certes, malgré quelques tensions, les termes de l’accord de commerce et de coopération sont globalement respectés. Ces règles transitoires courent jusqu’en juin 2026 mais, à la lumière de ces premiers mois de mise en œuvre, il est d’ores et déjà clair que de nombreuses questions demeurent en suspens.

C’est pourquoi, dans une résolution en débat aujourd’hui et adoptée demain, le Parlement européen, réuni en session plénière à Strasbourg, exhorte la Commission européenne à approfondir la réflexion sur l’avenir de la pêche européenne en Manche, mer du Nord, mer d’Irlande et océan Atlantique. Renew Europe, qui a pris une part active à l’élaboration de cette résolution, privilégie les relations de bon voisinage avec le Royaume-Uni, tout en étant exigeant sur le niveau de protection des intérêts des pêcheurs de l’UE.

En premier lieu Renew Europe exige qu’une solution rapide soit enfin trouvée pour la question des licences refusées aux navires historiquement présents dans les eaux britanniques. Ensuite garantir qu’il n’y aura aucune autre baisse de quotas à l’issue de la période transitoire prévue par l’accord de commerce et de coopération. Enfin veiller à ce que la création d'aires marines protégées soit définie de manière transparente et non-discriminatoire afin que la partie britannique ne puisse l’utiliser comme un outil visant à restreindre l’accès des pêcheurs de l'UE.

Jan HUITEMA (VVD, Pays-Bas), rapporteur fictif de Renew Europe pour ce dossier au sein de la commission parlementaire des Pêches (PECH), a déclaré :

« L'UE devrait adopter une position constructive mais ferme dans les négociations avec le Royaume-Uni et les autres pays riverains de l'Atlantique Nord-Est. Il est dans notre intérêt commun de veiller à la bonne gestion de nos eaux, tout en défendant à tout moment les intérêts de nos pêcheurs européens ».