
Recul démocratique en Slovaquie : les libéraux et démocrates demandent une enquête sur le détournement de fonds européens

Lorsque des décisions politiques mettent en danger les libertés des citoyens, les droits fondamentaux et l’accès équitable aux fonds européens, il ne s’agit plus seulement d’un enjeu national : cela exige une réponse européenne. Aujourd’hui, le Parlement européen a adopté une résolution qui envoie un message clair : l’argent européen et les valeurs européennes sont indissociables, et le rétablissement des garanties de l’état de droit en Slovaquie est urgent. Les libéraux et démocrates ont soutenu ce vote et demandent désormais : le rétablissement de l’état de droit, des enquêtes complètes sur les allégations de détournement de fonds européens et la protection du droit de vote par correspondance pour les Slovaques vivant à l’étranger.

« Les fonds européens doivent servir l’intérêt public, et donc l’intérêt des citoyens. Mais lorsque l’état de droit, la justice indépendante ou les médias sont fragilisés, nous ne pouvons pas rester spectateurs. », a commenté l’eurodéputée Sophie Wilmès à l’issue du vote.
Sophie WilmèsRenew Europe MEP, Belgium, Mouvement Réformateur
Cette résolution met fortement et volontairement l’accent sur la corruption et le détournement de fonds européens. Le démantèlement des institutions anti-corruption et les allégations de mauvaise utilisation de l’argent européen figuraient parmi les principales conclusions des missions d’enquête menées l’an dernier à Bratislava, dont l’une était dirigée par l’eurodéputée Renew Europe Sophie Wilmès (Mouvement Réformateur, Belgique).
« Le constat est clair après les deux missions du Parlement en Slovaquie. Avec le vote d’aujourd’hui, le Parlement prend ses responsabilités et envoie un signal clair : la Commission et les autorités slovaques doivent désormais agir concrètement pour garantir le respect des valeurs et des obligations européennes. », a ajouté l’eurodéputée Sophie Wilmès.
Près de 80 % des investissements publics en Slovaquie impliquent des financements européens. La Commission européenne doit désormais déclencher le mécanisme de conditionnalité lié à l’état de droit et ouvrir une enquête complète sur les allégations de détournement de fonds européens, en particulier via l’Agence de paiement agricole et les projets dits de « maisons d’hôtes », dans lesquels des fonds européens semblent avoir financé des propriétés privées de luxe avec peu ou pas de bénéfice public.
Plus largement, de graves préoccupations persistent concernant l’état de droit en Slovaquie, notamment le respect de l’indépendance judiciaire, la primauté du droit de l’UE, les droits des minorités et le recours croissant à des procédures législatives accélérées qui affaiblissent le contrôle démocratique et la sécurité juridique.
Depuis que le Parlement européen a débattu de la situation slovaque plus tôt cette année, de nouveaux éléments préoccupants ont été rendus publics - notamment les efforts du gouvernement Fico pour contester le droit européen et les lois électorales. Nous appelons les autorités slovaques à renforcer les lois électorales et à garantir l’égalité des droits de vote, y compris le vote par correspondance, pour tous les citoyens slovaques, où qu’ils vivent.
Cette prise de position du Parlement constitue une étape importante vers le respect par la Slovaquie de ses obligations en tant qu’État membre de l’UE et a été soutenue par quatre autres groupes politiques. Elle est le résultat de l’engagement continu des libéraux et démocrates en faveur de la transparence et de leurs efforts constants pour appliquer les outils nécessaires à une gestion responsable des fonds de l’Union au service des citoyens.