
Un marché unique, vraiment ?

Aujourd’hui, Renew Europe a organisé un séminaire exposant les difficultés quotidiennes du marché unique. Des représentants de Vinted et Bolt ont révélé les obstacles auxquels ils font face tous les jours : des règles de licence fragmentées aux systèmes de paiement inégaux, en passant par des pratiques protectionnistes flagrantes.

Svenja Hahn (Allemagne/FDP) est allée droit au but : « Il faut cesser de se plaindre des manœuvres américaines ou chinoises et plutôt régler les dommages que l’Europe s’inflige à elle-même : nos barrières commerciales internes et les promesses non tenues du marché unique. »
Svenja HahnRenew Europe MEP, Germany, Freie Demokratische Partei

Sandro Gozi (France/Modem) a dénoncé la fâcheuse tendance des administrations nationales à empiler des règles supplémentaires par-dessus le droit européen. « C’est une situation perdant-perdant. Les entreprises se noient dans les paperasses. On accuse l’Europe de surrégulation, alors que les vrais coupables sont des bureaucraties nationales trop zélées. La règle devrait être simple : une règle européenne entre, 27 règles nationales sortent. »
Sandro GoziRenew Europe MEP, France, Mouvement Démocrate
Antonios Nestoras, du Conseil européen de la politique d’innovation (EPIC), a asséné une vérité crue : nous connaissons la valeur actuelle du marché unique, mais nous ne savons pas chiffrer ce que la pleine réalisation du marché unique rapporterait. Sans ce chiffre, les gouvernements nationaux n’ont aucune incitation à agir. Sa solution ? Regarder l'histoire récente : le rapport Cecchini a prouvé l’impact de l’Acte unique européen et a largement aidé à son adoption. Lisez ses conclusions ici. Il a également partagé les dernières statistiques sur la mise en œuvre du rapport Draghi (ici). Spoiler : c’est sombre.